L’incertitude n’est pas l’ennemie du dirigeant. Son ennemie, c’est la paralysie qu’elle provoque quand on n’a pas construit de cadre pour décider malgré elle.


Face à l’incertitude, deux réflexes dominent chez les dirigeants : sur-contrôler pour tenter de tout maîtriser, ou attendre que la situation se clarifie avant d’agir. Les deux mènent souvent au même résultat : l’immobilisme, déguisé en prudence.

Diriger dans l’incertitude ne veut pas dire avoir toutes les réponses. Ça veut dire construire un cadre de décision qui tient, même quand l’information est incomplète : des critères clairs, une capacité à trancher avec 70% des données plutôt qu’attendre les 100%, et surtout, l’acceptation que certaines décisions seront à ajuster en cours de route. Le chaos ne devient stratégie que lorsqu’on accepte de décider sans certitude totale.

C’est un exercice difficile à mener seul, parce que la pression de ne pas se tromper pousse justement vers l’attentisme….

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Transformer une incertitude solitaire en décision collectivement éprouvée, c’est tout le principe du cercle de dirigeants Équation : un espace temps pour confronter ses décisions à d’autres pairs, dans un cadre confidentiel et exigeant,