Beaucoup de dirigeants ont le pouvoir. Peu s’autorisent vraiment l’autorité. Entre les deux, il y a une posture intérieure que rien, sur l’organigramme, ne donne automatiquement.


Un titre donne du pouvoir. Il ne donne pas d’autorité. La confusion entre les deux explique beaucoup de postures managériales bancales : des dirigeants qui ont la légitimité hiérarchique, mais qui n’osent pas trancher, arbitrer ou dire non — parce qu’intérieurement, ils ne se sentent pas autorisés à le faire.

Cette autorisation intérieure ne vient ni d’un diplôme, ni d’un organigramme. Elle vient d’un travail sur soi : accepter de déplaire parfois, accepter de porter une décision impopulaire, accepter que le rôle de dirigeant implique une forme de solitude assumée. Beaucoup de dirigeants que nous accompagnons portent, sans le formuler ainsi, une peur de ne pas être légitimes — et cette peur, plus que leur compétence réelle, dicte leurs décisions.

Ce travail sur la légitimité intérieure est souvent le vrai point de bascule d’un coaching de dirigeant. Une fois qu’un dirigeant s’autorise pleinement son autorité, sa posture change visiblement : il tranche plus vite, communique plus clairement, et son équipe — qui perçoit cette assurance nouvelle — se stabilise à son tour.

Lire la tribune : « S’autoriser l’autorité »


C’est un des axes centraux des accompagnements que nous proposons pour travailler sa posture de dirigeant.