Et si l’engagement n’était pas une décision, mais une conséquence ? La Gestalt nous apprend qu’on ne force pas un engagement : on crée les conditions pour qu’il émerge, ou on l’empêche sans le savoir.


EOn demande souvent à un collaborateur de « s’engager davantage », comme s’il suffisait de le vouloir. Mais l’engagement n’est pas un interrupteur qu’on actionne à volonté. C’est une émergence, qui dépend d’un contexte, d’une sécurité intérieure, d’un espace où la personne se sent réellement autorisée à s’investir.

La Gestalt-thérapie apporte ici un éclairage précieux : on n’engage pas quelqu’un, on crée — ou on détruit — les conditions de son engagement. Un manager qui coupe systématiquement la parole, qui reprend chaque initiative, qui ne laisse jamais l’erreur exister, empêche l’engagement bien plus sûrement qu’il ne le décrète. À l’inverse, un cadre de confiance, où l’on peut essayer sans être immédiatement jugé, laisse la place à ce que l’engagement apparaisse de lui-même.

Ce déplacement change tout dans la manière de manager. On arrête de chercher le bon discours motivant, et on commence à observer ce que l’on empêche, sans le vouloir, dans sa propre posture. C’est un travail d’observation de soi autant que de son équipe — exactement ce que nous explorons dans notre parcours Akademy, où le dirigeant apprend à voir ce qu’il génère, avant de chercher à changer les autres.

Lire la tribune : « Et si l’engagement ne se décidait pas «